A la fin de l’annee 1994 Colette
m’a adresse un grand carnet relie de ses poemes.
Chacun d’eux est une lecon de courage et de beaute. Voici le premier poeme de ce carnet:
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A la fin de l’annee 1994 Colette Chacun d’eux est une lecon de courage et de beaute. Voici le premier poeme de ce carnet: . . . → Read More: IIJIMA SHUNKEI, maitre calligraphe Japonais ma ville n’est pas grande , pourtant les cimetieres y tiennent une grande place, c’est drole pour un peuple qui a un tel respect de la vie quoi qu’en pensent ses detracteurs . je ne vous decrirai pas aujourd’hui celui dont nul ne devrait pouvoir s’approcher sans ressentir la force de tous ceux qui sont couches la depuis des siecles et quelquefois des millenaires, c’est la que j’ai compris vraiment une phrase d’andre Chouraqui et suis devenue lorsque cette voiture s’est arretee a cote de moi, je n’ai pas pose de questions je suis montee comme on m’y invitait. tu as l’air perdue , est ce qu’on peut t’aider? j’ai aussitot repondu oui je suis perdue et je suis a bout de forces , je cherche mon mari et ma voiture . . . → Read More: IIJIMA SHUNKEI, maitre calligraphe Japonais un 5 mars ,deux fois , le monde n’est plus ce qu’il lui semblait etre ,sur , lumineux, difficile souvent mais toujours ouvert pour un avenir radieux. Comme son amie Lano , ce personnage etait une incurable optimiste; mais en plus elle avait l’arrogance de penser que sa seule volonte et ses efforts suffisaient pour rendre heureux tous ceux qui vivaient aupres d’elle et les faire vivre eternellement. Elle avait appris enfant qu’elle etait responsable de tout ce qui se passait et avait pris la chose si au serieux qu’elle y avait cru jusqu’a ce jour. La lecon fut plutot cruelle mais le temsp fait si bien les choses qu’elle s’en est remise et m’a donc raconte en riant cette histoire . Enfant cherie par son pere et sa grand mere, estimee par sa mere, elle avait grandi dans une famille aimante mais dans un pays en guerre et a une epoque de violences telles que la violence familiale lui paraissait normale puisqu’elle n’avait aucune autre echelle de comparaison. La violence comme norme, la brutalite des hommes, leur douceur aussi lui apprit tres tot qu’elle n’avait rien a craindre d’eux parce qu’elle avait eu une illumination un jour: “ce grand monsieur si important avec ses beaux yeux bleux s’il crie et vocifere contre ma maman, c’est qu’il a peur ; s’il a peur c’est qu’il a perdu, donc je ne dois pas crier; si je crie c’est que j’ai peur et si j’ai peur j’ai perdu”….. en bref , cette petite devient tout simplement etrange parce qu’elle etait devenue adulte . Elle grandit donc dans le bruit et la fureur et devient une femme puis une mere et passent de longues et pleines annees d’aventures qu’elle me racontera plus tard. Elle veut maintenant parler de la mort de ses parents, sa mere un cinq mars et un an plus tard, dans ses bras son pere tant cheri . Apres la mort de la mere , son pere lui avait demande de l’accompagner chez son troisieme fils Djebril qui habitait la capitale. Il esperait que celui ci lui offrirait de rester chez lui pour y passer ses vieux jours. Arrives a la porte de la maison de Djebril, me dit elle, elle vit son frere sortir en roulant des epaules et trainant les pieds dans de vieilles babouches, sortir donc pour tancer le chauffeur qui ne souhaitait pas assister a cette reunion de famille. Le pere et elle se retrouverent donc seuls face a la bru, Zulma, une demi naine malodorante debout derriere la chaise roulante de sa jumelle, une ancienne tenanciere de bordel dans le sud du Maghreb. Au premier coup d’oeil on pouvait comprendre que le malheureux Djebril vivait sous la ferule de ces deux vieilles primates aussi , n’echangeant qu’un adieu et devant le regard de detresse de son pere , elle lui prit la main et ne la quitta plus jusqu’a l’aeroport ou un avion les ramenait a Paris. La , elle fut accueillie par son fils et son amour et le temps d’une courte annee son pere vecut aupres d’eux, entoure de ceux qui l’aimaient et le respectaient; le cinq mars suivant , l’annee du deuil de son epouse bien aimee terminee, il mourut comme un roi entoure de son fils aine, de son petit fils et de sa fille qui l’accompagnerent jusqu’a son dernier souffle. L’histoire ne s’arrete pas la mais son amie Lano m’ayant raconte presque la meme histoire, j’ai voulu vite l’ecrire et il faudra que je retravaille tout ca. Je les connais toutes deux ; elles sont grands meres aujourd’hui mais apparement sont restees de toutes petites filles qui se sentent abandonnees. C’est peut etre pour cela qu’elles sont des grands meres si devouees et si attentives a ne donner que de la joie et du courage a leurs petits enfants. . . . → Read More: IIJIMA SHUNKEI, maitre calligraphe Japonais quelques infos importantes et surtout un memo des liens pour suivre les cours de Laitman dans les langues qui vous plaisent. pour mes cousins, en Arabe , en Français, et toutes sortes de langues de la Tour de Babel: Et les liens vers des premiers cours du nouveau groupe virtuel d’etude de Kabbalah en hebreu: Utiliser Firefox pour visionner les cours
Pour les cours suivants consulter les archives . . . → Read More: IIJIMA SHUNKEI, maitre calligraphe Japonais on devait etre au milieu du mois d’aout je ne me souviens pas du temps qu’il faisait, certainement un temps gris bleu comme souvent en cette periode de l’annee, peut etre aussi un temps lourd et poisseux., je ne sais pas non plus pourquoi j’etais entree dans cette eglise , peut etre avec l’espoir d’y trouver un peu de fraicheur ou peut etre parce qu’elle etait moins menacante que les cathedrales que l’on visite habituellement . je n’avais pas vu la fleche, le ciel devait etre trop brumeux ou bien son ambition n’etait pas de trouer les cieux et preferait elle s’y cacher. en penetrant dans la clarte feutree de la nef, c’est l’insolite qui me sauta au visage. les eglises m’ont toujours fait peur, elles veulent toujours m’imposer quelque chose un peu comme si elles me disaient tu n’es pas toi , c’est moi qui suis toi, je n’ai pas ete effrayee, il n’y avait que cinq personnes, sans compter le cure et le catafalque. le cure etait a sa place, le catafalque aussi. les autres c’etaient deux femmes et un homme a l’allure de notable, et puis un couple. J’ai vite compris que j’allais participer a une ceremonie d’enterrement. J’aurais du partir pourtant je suis restee. j’ai tout de suite pu m’imaginer ce qu’avait du etre la vie de l’homme couche la bas , indubitablement, pour qu’il y ait si peu de monde la ceremonie etait terminee sans qu’il se soit ecoule plus d’un quart d’heure, c’est vrai qu’il faut souvent moins pour passer de la vie a la mort. la ressemblance que j’avais cru deceler entre deux de mes personnages s’etait precisee, sans que je puisse dire avec certitude quel etait leur degre de parente; comme l’atmosphere dans l’eglise ce qui dominait c’etait le vague, le cache. visiblement ils se dirigeaient tous, tous c’est evidemment beaucoup dire, vers le cimetiere , peut etre pas de gaiete de coeur mais en tout cas sans aucune emotion superflue. Toujours sans savoir exactement pourquoi j’ai decide de les suivre, personne ne m’a meme regarde, meme pas avec curiosite, ou un minimum d’interet, chacun d’eux etait mure dans cette sorte de carapace d’indifference qui etait peut etre ce qui les unissait, la famille coeursec aurait sans doute dit une de mes amies….Je ne vous infligerai pas le recit de l’inhumation , il suffit de savoir qu’en cinq minutes tout etait termine, il n’y eut ni condoleances ni poignees de mains, celui que je surnommais monsieur le maire ou peut etre monsieur le conseiller municipal, en tout cas le present par obligation, etait deja parti , mission accomplie et les autres je m’en apercus seulement a ce moment la, n’avaient qu’a traverser la rue pour regagner leur maison . une maison entouree d’une haute muraille bien sur, et situee juste en face de l’eglise. et du cimetiere. je me suis dit qu’elle avait surement ete la maison de l’eveque au moins jusqu’a la revolution, il devait y avoir des souterrains par lesquels les religieux avaient echappe a la vindicte populaire, et l’actuel et defunt proprietaire en avait sans doute fait ses caves a vins…. j’ai attendu, je ne savais pas quoi, l’etrangete de tout ce qui s’etait passe depuis le moment ou j’etais arrivee dans cette petite ville, a mi chemin entre village et bourg, me clouait la dans une attente imprecise mais inevitable. Je n’ai pas eu a attendre longtemps. Les deux femmes et le couple se sont diriges vers une voiture garee la, la seule d’ailleurs a part la mienne, les habitants ne devaient pas etre de grands voyageurs , ni des adeptes de la modernite, cela se sentait, j’ai suppose qu’on appelait encore les pompiers en sonnant le tocsin en cas d’incendie ou d’accident, bien sur ce n’etaient que des suppositions. J’ai encore suivi je ne pouvais pas m’en empecher, qu’est ce qui obligeait mes quatre personnages a partir, tout de suite, peut etre parce que personne n’etait la pour partager leur repas de deuil comme le veulent les usages. je suis a peu pres sure de ne les avoir suivis que parce qu’ils me donnaient encore plus que d’habitude dans ma vie, l’impression d’etre totalement invisible. qui n’a jamais reve d’etre invisible! avec eux c’etait chose faite ; je suis montee dans ma voiture ai colle a la leur sans qu’ils semblent le remarquer, je me suis dit que j’avais rate une belle carriere de detective prive. Quand ils se sont arretes, j’ai vu qu’il y avait une plaque comme les municipalites en mettent pour signaler qu’il y a quelque chose a visiter. de loin j’ai reussi a lire: ici a habite et trouve la mort le cure d’Ars. Ils sont entres et moi derriere, qui diable etait le cure d’ars, et comment et pourquoi ils m’avaient entraine dans cet endroit juste au sortir d’un enterrement, l’enterrement d’un proche pour le moins? le cure d’ars s’appelait jean marie vianney, apres une vie consacree a se faire souffrir pour exorciser ses demons , il etait mort brule dans son lit, oeuvre du diable avait on cru dans son temps . Peut etre s’etait il endormi en fumant une cigarette, il ne me semble pas que cela ait eu une reelle importance, les visiteuses avaient l’air emues, le couple que je suivais pas a pas sceptique et amuse, ce qui est certain c’est qu’en sortant ils ont tous eu tres faim et se sont diriges vers un restaurant de fort bonne mine……ils mangerent de bon appetit et burent a la sante d’un defunt qui s’etait efforce de ne leur laisser aucun regret et y avait apparemment fort bien reussi…… je n’ai pas dine. . . . → Read More: IIJIMA SHUNKEI, maitre calligraphe Japonais |
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