Pour Carolyn

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Comment vous dire que…

Il y a tant de choses que nous aimerions partager mais aussi tant de raisons de se taire.
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Pepa/extrait de “LA DEUXIEME PERSONNE”

extrait de , LA DEUXIEME PERSONNE

SAMEDI 12 AVRIL 2008

Il est 9 heurs du matin. Je me suis recouchee apres m’etre injectee 2 piquures

d’insuline et pris mon petit dejeuner.

J’ai subi hier soir la cruaute du connard qui m’a empeche de voir mon fils

alors que je lui avais apporte son repas sabbatique. Je n’encaisse pas, et la question que je

me pose ce samedi matin, qui malgre tout, sent la tranquilite sous mon toit, puisque la plaque chauffante assure que je serai servie par moi-même, mais comme une reine, la question demeure cependant : dois-je m’evader ou affronter ? M’evader dans la

creation artistique d’un univers subliminal ou affronter a raz de terre la mechancete

de certains qui m’entourent . Je choisis de decoller, m’envoler plus haut, ainsi tous ces rats ne m’atteindront pas. J’entends voluptueusement le chant des oiseaux d’avril

et tout est bien. Shalom Halechem malachey hashalom…

le 12 au soir.

La semaine de la fete de Pessah qui celebre la liberte, la sortie d’Egypte, le passage des tenebres a la lumiere, de l’hiver au printemps etc… Aujourd’hui, ma sortie d’Egypte, c’est l’ecriture qui se permet de vivre sans copier. Dans les arts visuels ou verbaux, on

s’inspire  des grands maitres, on s’en delecte, on se laisse volontairement impressionne, fascine a s’en etourdir. Mais vient un jour un moment beni ou on repousse le manitou

pour prendre sa plus belle plume et , advienne que pourra, on se lance eperdument dans l’ecriture. On se surprend a avoir notre mot a dire et on le dira , meme avec cette voix qui s’est tue si longtemps. Alors, qu’importe le pourquoi, le comment, on se regarde, laissant couler de l’encre, avec l’extase d’un enfant devant ses premiers gribouillis.

Je n’ai jamais tant aime le printemps.

 

 

 

Dimanche 14 avril 2008-04-14

Je n’ai pas eu la force de me lever a temps pour me faire faire les

annalyses medicales. Magnana. Le dimanche est

souvent dur a demarer.

J’ai fait un reve etrange. Nous etions a Tidmit, tres nombreux et

en fete, Tidmit est le nom de la ferme de mon enfance en Algerie, nom qui evoque

a tous mes freres et sœur un paradis perdu.

Or Madame Muscat, dans ce reve, paraissait aussi. Ce reve m’a beaucoup intriguee

car c’est la premiere fois que Tidmit de ma petite enfance et

le personnage de madame Muscat que j’ai connu a Jerusalem quand j’avais 23 ans, se rencontraient. Etrange rencontre. Ces deux lieux de bonheur n’avait jamais été associes dans la realite et un reve aura suffi a reunir ces 2 parties de ma vie qu’aucune logique n’avait pu realiser. Magie du reve.

Magie du reve ou le temps et l’espace sont vaincus par une dimension

etrangement puissante, celle de la lumiere, de l’amour.

A Tidmit comme chez Colette on se sentait enveloppe de bienveillance, d’ordre et de beaute. Un ange est peut etre passe , pour me consoler cette nuit,

en me rappelant voluptueusement que Tidmit est toujours la.

J’ai la gorge serree en evoquant ce reve que je revois dans la confusion, sans vraiment comprendre

pourquoi ni comment… L’image m’est presente encore a l’esprit de la ferme, entre la source et le jardin, plein de monde en fete, et mon frere aine, et Madame Muscat… puis Gabouche est apparu, il partageait mon inquiettude, comment avait il ouvert, apres tant de temps et sans risque cette ferme abandonnee

depuis 50 ans et dont il avait la clef et comment faire pour que les invites

y arrivent sans se perdre.

Tidmit en fait, c’était Israel. Demain, peut etre je comprendrai ce reve.

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Pas d’accord avec Emmanuel

Pas d’accord avec Emmanuel

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Colette Aboulker Muscat

A tous ceux et celles qui ont connu ces moments d’exception chez Colette et Arié Muscat, a Jerusalem.
quelques liens interessants:
Si vous connaissez d’autres sites interessants a propos du travail de Colette, signalez les nous dans les commentaires et ils seront ajoutés apres verification.

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A Leora

Ma petite Pâquerette a 4 ans aujourd’hui,
C’est la seconde de mes petites filles,
Une Princesse, a peau de pêche,
Altière , fière et cœur tendre
C’est Leora mon beau bijou
Le second joyau de ma couronne
C’est une emeraude , un perrier menthe,
C’est Leora mon beau bijou

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Videastes/ Pepa/ Le secret de la mer

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Auteurs/Lano /Poeme/ Ecologie


Ecologie

 

les fleurs attendent le roseau plie

les mers et les fleuves font grève

la terre est toute prête a craquer

le monde a oublie ses rêves

je ne peux me laisser aller

bien au chaud le nez enfoui

sous sa couverture de nuages

le ciel a enfermé la pluie

et me voila marbrée de rage

l’orage rit bête a pleurer

tu ne peux me laisser aller.

bientôt le soleil sera la

il m’aidera j’en suis bien sure

elle va fondre la couverture

et dans chaque trou je mettrai

goutte de rêve et grain d’ivraie

je ne peux les laisser aller

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Poemes/ Khalil Gibran/ l’Amour

Quand l’amour vous fait signe, suivez le.

Bien que ses voies soient dures et rudes.

Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.

Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.

Et quand il vous parle, croyez en lui.

Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.

Car de même que l’amour vous couronne, il doit vous crucifier.

De même qu’il vous fait croître, il vous élague.

De même qu’il s’élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus délicates qui frémissent au soleil,

Ainsi il descendra jusqu’à vos racines et secouera leur emprise à la terre.

Comme des gerbes de blé, il vous rassemble en lui.

Il vous bat pour vous mettre à nu.

Il vous tamise pour vous libérer de votre écorce.

Il vous broie jusqu’à la blancheur.

Il vous pétrit jusqu’à vous rendre souple.

Et alors il vous expose à son feu sacré, afin que vous puissiez devenir le pain sacré du festin sacré de Dieu.

Toutes ces choses, l’amour l’accomplira sur vous afin que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur, et par cette connaissance devenir une parcelle du cœur de la Vie.

Mais si, dans votre appréhension, vous ne cherchez que la paix de l’amour et le plaisir de l’amour.

Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et quitter le champ où l’amour vous moissonne,

Pour le monde sans saisons où vous rirez, mais point de tous vos rires, et vous pleurerez, mais point de toutes vos larmes.

L’amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même.

L’amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.

Car l’amour suffit à l’amour.

Quand vous aimez, vous ne devriez pas dire, “Dieu est dans mon cœur”, mais plutôt, “Je suis dans le cœur de Dieu”.

Et ne pensez pas que vous pouvez infléchir le cours de l’amour car l’amour, s’il vous en trouve digne, dirige votre cours.

L’amour n’a d’autre désir que de s’accomplir.

Mais si vous aimez et que vos besoins doivent avoir des désirs, qu’ils soient ainsi :

Fondre et couler comme le ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.

Connaître la douleur de trop de tendresse.

Etre blessé par votre propre compréhension de l’amour ;

Et en saigner volontiers et dans la joie.

Se réveiller à l’aube avec un cœur prêt à s’envoler et rendre grâce pour une nouvelle journée d’amour ;

Se reposer au milieu du jour et méditer sur l’extase de l’amour ;

Retourner en sa demeure au crépuscule avec gratitude ;

Et alors s’endormir avec une prière pour le bien-aimé dans votre cœur et un chant de louanges sur vos lèvres.

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Auteurs/Lano /Le Vase Brisé

l’algerie celle de mon enfance ,
etait en forme d’esperance
c’etait bien avant les errances
avant le temps de la souffrance
c’etait, elle etait, la france.
elle etait le rire de mon pere
les yeux d’emeraude de ma mere
les jeux sous l’oeil de mon grand pere
les dentelles de ma grand mere
et surtout et toujours la mer.
le credo c’etait nous d’abord
et le soleil saupoudrait d’or
notre realite ca alors!
et puis sont venus nos quinze ans,
et leurs longues plages de temps
l’angoisse remplacait les plans
qu’on fait en guettant ses vingt ans
l’avenir n’etait pas tentant.
dans l’algerie de mes vingt ans,
les larmes eurent le gout du sang
du sel, de reves mouvants.
nous vivions en technicolor
nous voulions que ca dure encore
tu partiras disait le vent
nous resterons disaient les gens
et sachant bien qu’ils se mentaient
ils s’obstinaient a emietter
les derniers morceaux d’une histoire
fleurant la mer et le terroir.
dans l’algerie de mes vingt ans
les larmes avaient le gout du sang.
l’algerie de mes soixante ans
n’ est rien qu’une douloureuse absence
sans elle je m’en vais boitant.
dans une chappe de silence
j’ai enfoui mes nostalgies
et les dedales de ma ”malvie”
ils sont la bas mes disparus
ils m’attendent au coin d’une rue
nous n’aurons pas eu d’avenir
nous ne voulions pas du passe
nous ne pouvons pas revenir
vases brises, vases casses

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