Blog de Marie-Jeanne

April 4, 2008

Videastes/ Pepa/ Le secret de la mer

Filed under: Peintres, Videastes, pepa — Tags: , , , , , — Pepa @ 8:03 am

Auteurs/Lano /Poeme/ Ecologie

Filed under: Auteurs/Writers, Lano, Poemes — Tags: , , , — Lano @ 7:54 am

 

Ecologie!


les fleurs attendent le roseau plie
les mers et les fleuves font greve
la terre est toute prete a craquer
le monde a oublie ses reves
je ne peux me laisser aller
bien au chaud le nez enfoui
sous sa couverture de nuages
le ciel a enferme la pluie
et me voila marbree de rage
l’orage rit bete a pleurer
tu ne peux me laisser aller.
bientot le soleil sera la
il m’aidera j’en suis bien sure
elle va fondre la couverture
et dans chaque trou je mettrai
goutte de reve et grain d’ivraie
je ne peux les laisser aller

April 3, 2008

Poemes/ Khalil Gibran/ l’Amour

Filed under: Auteurs/Writers, Khalil Gibran, Poemes — Tags: , , , — mijane @ 12:15 pm

Quand l’amour vous fait signe, suivez le.

Bien que ses voies soient dures et rudes.

Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.

Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.

Et quand il vous parle, croyez en lui.

Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.

Car de même que l’amour vous couronne, il doit vous crucifier.

De même qu’il vous fait croître, il vous élague.

De même qu’il s’élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus délicates qui frémissent au soleil,

Ainsi il descendra jusqu’à vos racines et secouera leur emprise à la terre.

Comme des gerbes de blé, il vous rassemble en lui.

Il vous bat pour vous mettre à nu.

Il vous tamise pour vous libérer de votre écorce.

Il vous broie jusqu’à la blancheur.

Il vous pétrit jusqu’à vous rendre souple.

Et alors il vous expose à son feu sacré, afin que vous puissiez devenir le pain sacré du festin sacré de Dieu.

Toutes ces choses, l’amour l’accomplira sur vous afin que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur, et par cette connaissance devenir une parcelle du cœur de la Vie.

Mais si, dans votre appréhension, vous ne cherchez que la paix de l’amour et le plaisir de l’amour.

Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et quitter le champ où l’amour vous moissonne,

Pour le monde sans saisons où vous rirez, mais point de tous vos rires, et vous pleurerez, mais point de toutes vos larmes.

L’amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même.

L’amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.

Car l’amour suffit à l’amour.

Quand vous aimez, vous ne devriez pas dire, “Dieu est dans mon cœur”, mais plutôt, “Je suis dans le cœur de Dieu”.

Et ne pensez pas que vous pouvez infléchir le cours de l’amour car l’amour, s’il vous en trouve digne, dirige votre cours.

L’amour n’a d’autre désir que de s’accomplir.

Mais si vous aimez et que vos besoins doivent avoir des désirs, qu’ils soient ainsi :

Fondre et couler comme le ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.

Connaître la douleur de trop de tendresse.

Etre blessé par votre propre compréhension de l’amour ;

Et en saigner volontiers et dans la joie.

Se réveiller à l’aube avec un cœur prêt à s’envoler et rendre grâce pour une nouvelle journée d’amour ;

Se reposer au milieu du jour et méditer sur l’extase de l’amour ;

Retourner en sa demeure au crépuscule avec gratitude ;

Et alors s’endormir avec une prière pour le bien-aimé dans votre cœur et un chant de louanges sur vos lèvres.

April 2, 2008

Auteurs/Lano /Le Vase Brisé

Filed under: Auteurs/Writers, Lano, Poemes, alger, thoughts — Tags: , , , — Lano @ 7:29 am

l’algerie celle de mon enfance ,
etait en forme d’esperance
c’etait bien avant les errances
avant le temps de la souffrance
c’etait, elle etait, la france.
elle etait le rire de mon pere
les yeux d’emeraude de ma mere
les jeux sous l’oeil de mon grand pere
les dentelles de ma grand mere
et surtout et toujours la mer.
le credo c’etait nous d’abord
et le soleil saupoudrait d’or
notre realite ca alors!
et puis sont venus nos quinze ans,
et leurs longues plages de temps
l’angoisse remplacait les plans
qu’on fait en guettant ses vingt ans
l’avenir n’etait pas tentant.
dans l’algerie de mes vingt ans,
les larmes eurent le gout du sang
du sel, de reves mouvants.
nous vivions en technicolor
nous voulions que ca dure encore
tu partiras disait le vent
nous resterons disaient les gens
et sachant bien qu’ils se mentaient
ils s’obstinaient a emietter
les derniers morceaux d’une histoire
fleurant la mer et le terroir.
dans l’algerie de mes vingt ans
les larmes avaient le gout du sang.
l’algerie de mes soixante ans
n’ est rien qu’une douloureuse absence
sans elle je m’en vais boitant.
dans une chappe de silence
j’ai enfoui mes nostalgies
et les dedales de ma ”malvie”
ils sont la bas mes disparus
ils m’attendent au coin d’une rue
nous n’aurons pas eu d’avenir
nous ne voulions pas du passe
nous ne pouvons pas revenir
vases brises, vases casses

April 1, 2008

Shira Ivrit/ Poesie hebraique

Filed under: Poesie Hebraique — Tags: , , — Marie-Jeanne @ 6:44 am

Poeme de Nathan Zach ( en hebreu)

Give Me What the Tree Has

Give me what the tree has and what it won’t lose
and give me the power to lose what the tree has.
The faint tracings the wind makes in the darkness of a summer night
and the darkness which has neither trace nor shape.
Give me the shapes I once had and have no more
the strength to think that they’ve been lost. Give me
an eye stronger than what it sees and a hand
harder than what it seeks. Let me inherit
you without receiving anything that’s not past
the moment I receive it. Give me the power to come near,
without fear, precisely to what I’m not meant
to hold dear, let me come near.

et le plus beau de ses poemes:

For is the tree of the field a man whom comes in siege before you.

Song by Israeli singer Yehudit Ravitz, based on Nathan Zach’s poem
and on the verse in Deuteronomy 20:19 (translation by Ariel Brosh).
Because the man is the tree of the field;
Like the tree the man grows up.
Like the the man, the tree also gets uprooted,
And I surely do not know
where I have been and where I will be,
like the tree of the field.

Because the man is the tree of the field;
Like the tree he aspires upwards.
Like the man, he gets burnt in fire,
And I surely do not know
where I have been and where will I be,
like the tree of the field.

Because the man is the tree of the field;
Like the tree he is thirsty to water.
Like the man, thirsty he remains,
And I surely do not know
where I have been and where will I be,
like the tree of the field.
I’ve loved, and I’ve hated;
I’ve tasted both this and that;
I was buried in a plot of land;
And it’s bitter, it’s bitter in my mouth,
Like the tree of the field;
Like the tree of the field.

יט  כִּי-תָצוּר אֶל-עִיר יָמִים רַבִּים לְהִלָּחֵם עָלֶיהָ לְתָפְשָׂהּ, לֹא-תַשְׁחִית אֶת-עֵצָהּ לִנְדֹּחַ עָלָיו גַּרְזֶן–כִּי מִמֶּנּוּ תֹאכֵל, וְאֹתוֹ לֹא תִכְרֹת:  כִּי הָאָדָם עֵץ הַשָּׂדֶה, לָבֹא מִפָּנֶיךָ בַּמָּצוֹר.

כ  רַק עֵץ אֲשֶׁר-תֵּדַע, כִּי-לֹא-עֵץ מַאֲכָל הוּא–אֹתוֹ תַשְׁחִית, וְכָרָתָּ; וּבָנִיתָ מָצוֹר, עַל-הָעִיר אֲשֶׁר-הִוא עֹשָׂה עִמְּךָ מִלְחָמָה–עַד רִדְתָּהּ. 

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