En ces temps de guerre , je suis a Paris et pour garder un moral soumis a dure epreuve, j’ecoute la radio. Ces voix chaleureuses de Dalik Volinitz, Meni Peer, Shimon Parnas, et d’autres journalistes qui discutent avec tous ces simples citoyens qui telephonent , disent leur solidarité , leur amour d’Israel ,de leurs enfants qui à 18 ans sont en charge de la sécurite . Y a t il un pays ou chaque jour on met en doute votre droit a l’existence?
Une amie corrige mes fautes d’orthographe mais ne comprend pas que je puisse soutenir sans reserve mon peuple, elle me dit” tu es loin , ici on n’est pas concernés par ce conflit” et elle ne comprend pas que je suis plus inquiete pour ceux qui sont ici que pour ceux qui vivent chez eux en Israel.
Une petite fille telephone a une heure du matin ; Méni Péèr lui demande ou sont ses parents et quel age elle a ; la petite repond d’un ton tres sur qu’elle a 12 ans et qu’elle est dans un abri , que ses parents dorment et qu’il peut toujours insister, elle ne lui dira pas dans quelle ville elle se trouve; elle sait que cela peut servir aux terroristes pour localiser l’endroit ou ils envoient leurs obus; elle a grandi avec ces alertes permanentes depuis son plus jeune age, mais ce n’est pas pour en discuter qu’elle appelle Méni et son émission”Tsiporei Laila” (ce qui signifie “Oiseaux de nuit”), c’est pour lui demander de donner son numero de telephone a l’auditrice precedente .L’auditrice precedente , une femme avec 7 enfants , terrorisée par ces longs sejours dans les abris, avec des enfants qui ne comprennent pas pourquoi il faut rester terrés des jours entiers au lieu de jouer en plein air , d’aller a l’ecole. La petite fille propose de venir jouer avec les petits pour les distraire. Elle donne donc a Meni les indications pour que son telephone soit transmis par la station de radio. Il répond avec beaucoup d’ humour que ce sera fait et un autre auditeur est deja en ligne.
Je vous raconterai d’autres conversations entendues comme ça dans la nuit.
Mon amie a grandi quelques années en Algérie, elle se souvient encore de la peur qui la tetanisait lorsque les terroristes d’alors , aujourd’hui qualifies de combattants de la liberte tuaient les jeunes recrues de Métropole et les déposaient émasculés et éventrés sur les routes ou devant les portes de ceux qui refusaient de collaborer.
Cette meme amie née d’un homme soldat pendant la seconde guerre mondiale et fait prisonnier puis déporté sur dénonciation( il était Juif Français)du fermier pour qui il travaillait pres d’Amboise.
Les adultes savent ils ce qu’ils font subir aux enfants? En temps de paix on parle de traumatismes mais en temps de guerre, que dire aux enfants ? que les humains sont l’espece animale la plus cruelle, comment faire pour que cette espece devienne humaine, compatisse et aime son prochain.
pour ecouter Tsiporei Laila: GLZ
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