Blog de Marie-Jeanne

February 28, 2008

Auteurs/ Violette/ au temps ou les filles portaient des noms de fleurs

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au temps de Rose ,Blanche et Violette; a leur douce mémoire

Auteurs/Violette

Filed under: Auteurs/Writers, portrait, vie — Tags: , , , , — Violette @ 8:57 am

Blanche, Rose et Violette etaient les soeurs de mon grand pere. Elles portaient toutes des noms de fleur ou de couleur. Lorsque je visite une exposition de peinture , il me semble visiter le monde qu’elles ont connu, celui des Impressionnistes ou des Nabis. Celles dont j’ai le souvenir etaient deja si fanées que mon regard cruel d’enfant ne comprenait pas pourquoi elles arboraient ces noms . Aujourd’hui mon regard est plus tendre et plus indulgent et lorsque je me surprends a trottiner dans la maison d’une chambre a l’autre pour satisfaire les caprices de mes petites filles, je pense avec tendresse a cette vieille Rose qui courait au moindre desir de son petit fils quelle appelait Nino.Une autre Rose etait soeur de ma grand mère; élégante et discrète, citadine jusqu’au bout des ongles, c’est elle qui m’a initiée aux joies du vernis a ongles, de la decoration miniaturisée de chaque ongle . Sa soeur ainee, Blanche Clorinde etait ma grand mere…

ces femmes de 1900 portaient des noms de fleur ou de couleur ou encore de pierres precieuses. les dames du temps de Rose paravent-du-temps-de-rose.jpg                          

                selon Mucha et Bonnard.

 a suivre…

                                                                    

February 25, 2008

Auteurs/Lano /Z.

Filed under: Auteurs/Writers — Tags: , , , , , , — Lano @ 7:13 am

Z

z….ne pouvait plus dire: la maison de ma mère,elle avait été vendue , on ne lui avait pas demandé son avis, et tout d’un coup c’était comme s’il n’avait pas eu d’enfance ou d’adolescence, comme si un souvenir qui n’a pas de support physique, devenait un pur produit de l’imagination, une histoire que l’on se raconte pour pouvoir se raconter aux autres, sortir de l’enveloppe de son propre corps , être ailleurs, être libéré de ses autres soi.cette maison ca n’était pourtant pas grand chose vingt neuf mètres carrés dans le cinquième arrondissement , dans lesquels ils avaient habité à sept; pas de chauffage , un vieux linoléum sous lequel ils avaient du éplucher des couches de journaux successives qui permettaient de remonter jusqu’à 1914; comble de l’horreur, il n’y avait pas de salle de bains , et les wc étaient communs et à l’étage au dessous. piètre consolation, l’épluchage avait mis à jour des tomettes rouges qui leur rappellèrent inévitablement leur appartement de la rue Rovigo. Cette prise de contact brutal avec la réalité française était inimaginable pour des pieds noirs qui avaient toute leur enfance entendu chanter Paris , ses merveilles et ses appartements comme au cinéma. Ils n’étaient pas riches pourtant contrairement aux idées reçues, ils n’avaient colonisé personne , n’avaient pas eu d’autre domestique qu’une vieille kabyle deux heures trois fois par semaine, une vieille kabyle dont le leit motiv lui reviendrait souvent dans les années à venir la loi la loi l’argent l’argent, que voulait elle dire , sans doute que la charrette monde est traînée par ces deux chevaux fous et conduite par ceux qui possèdent l’un et transgressent les autres…

    a suivre

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