Hymne a la Joie

Une petite fille nommée Joy est née chez mon amie Lano. Glory Glory Glory Ya!

Qu’elle soit la messagere de plus de joie et de rires dans nos vies.

 Bienvenue petite Joy, puisses tu grandir dans les sourires et la tendresse!

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Auteurs/Lano /Poeme/ Ecologie


Ecologie

 

les fleurs attendent le roseau plie

les mers et les fleuves font grève

la terre est toute prête a craquer

le monde a oublie ses rêves

je ne peux me laisser aller

bien au chaud le nez enfoui

sous sa couverture de nuages

le ciel a enfermé la pluie

et me voila marbrée de rage

l’orage rit bête a pleurer

tu ne peux me laisser aller.

bientôt le soleil sera la

il m’aidera j’en suis bien sure

elle va fondre la couverture

et dans chaque trou je mettrai

goutte de rêve et grain d’ivraie

je ne peux les laisser aller

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Auteurs/Lano /Le Vase Brisé

l’algerie celle de mon enfance ,
etait en forme d’esperance
c’etait bien avant les errances
avant le temps de la souffrance
c’etait, elle etait, la france.
elle etait le rire de mon pere
les yeux d’emeraude de ma mere
les jeux sous l’oeil de mon grand pere
les dentelles de ma grand mere
et surtout et toujours la mer.
le credo c’etait nous d’abord
et le soleil saupoudrait d’or
notre realite ca alors!
et puis sont venus nos quinze ans,
et leurs longues plages de temps
l’angoisse remplacait les plans
qu’on fait en guettant ses vingt ans
l’avenir n’etait pas tentant.
dans l’algerie de mes vingt ans,
les larmes eurent le gout du sang
du sel, de reves mouvants.
nous vivions en technicolor
nous voulions que ca dure encore
tu partiras disait le vent
nous resterons disaient les gens
et sachant bien qu’ils se mentaient
ils s’obstinaient a emietter
les derniers morceaux d’une histoire
fleurant la mer et le terroir.
dans l’algerie de mes vingt ans
les larmes avaient le gout du sang.
l’algerie de mes soixante ans
n’ est rien qu’une douloureuse absence
sans elle je m’en vais boitant.
dans une chappe de silence
j’ai enfoui mes nostalgies
et les dedales de ma ”malvie”
ils sont la bas mes disparus
ils m’attendent au coin d’une rue
nous n’aurons pas eu d’avenir
nous ne voulions pas du passe
nous ne pouvons pas revenir
vases brises, vases casses

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Mes amis, ma famille des années soixante a Jerusalem

Link: sevenload.com

J’ajoute ce texte de Lano qui illustre si bien ces bras tendus.

meme la premiere fois nous avons su que dans cette rue nous ne serions plus jamais de simples passantes. nous avions longe la synagogue, depasse l’epicerie, les immeubles se ressemblaient tous avec leurs entrees incolores enserrees dans des courettes plus ou moins fleuries; ils n’etaient ni tres beaux ni tres hauts et en cette soiree de septembre la ”colline des roses” avait du mal a meriter son nom. la grille bleue nous attendait et nous avons vite pris la mesure des quelques marches ecorchees et glissantes. sous l’arche nue d’un amandier, et dans les senteurs d’un jasmin venu de tres loin pour enfoncer la ses racines, tout de suite nous sommes redevenues enfants et l’age n’y etait pour rien c’est seulement qu’il nous etait de nouveau permis de rever, nous devions rever, nos reves etaient legitimes. est ce que vous savez combien je vous ai esperees, sa voix nous a atteintes en pein coeur du fonds d’un pauvre fauteuil de jardin que rendaient seulement plus confortables des tas de coussins de toutes tailles et de toutes couleurs; elle nous tendait les bras ou peut etre les tendait elle vers la vie; la derniere fois que nous l’avions vue et bien des lunes ont brillees depuis, elle avait pose ses mains sur nos epaules, des mains etrangement fortes pour cet etre fragile, elle nous avait dit sens toi bien et cela nous avait suffi , ce sens toi bien nous avait accompagnees soutenues , aidees, avec lui nous avions depasse ce qu’elle nous avait definitivement interdit d’appeler des problemes pour les ramener a de justes proportions et en faire des difficultes qu’il etait toujours temps de surmonter. nous pensions qu’elle serait toujours la, les jours d’ete la trouveraient sous ses immenses chapeaux parasol, et aucun hiver ne pourrait jamais la contraindre a ne pas recevoir le flot incessant de ses hotes venus du monde entier dans ce minuscule jardin dont elle avait su faire le salon somptueux d’une reine.
ferme les yeux , espire trois fois lentement, tu es un grain de sable perdu parmi les grains de sable d’une plage infinie, la mer est la elle te caresse tu vis ta vie de grain de sable pleinement , totalement, sens ce que c’est que d’etre un grain de sable, demain peut etre tu seras roi ou gardien des portes du ciel mais rien n’est plus important qu’aujourd’hui. graain de sable tu es , grain de sable tu dois etre.
la grille bleue a ete arrachee, l’amandier est deracine, mort le jasmin venu de loin, les reves nous ont abandonnees……

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Auteurs/Lano /ma ville

ma ville n’est pas grande , pourtant les cimetieres y tiennent une grande place, c’est drole pour un peuple qui a un tel respect de la vie quoi qu’en pensent ses detracteurs . je ne vous decrirai pas aujourd’hui celui dont nul ne devrait pouvoir s’approcher sans ressentir la force de tous ceux qui sont couches la depuis des siecles et quelquefois des millenaires, c’est la que j’ai compris vraiment une phrase d’andre Chouraqui et suis devenue
 l’un de ceux qui ont pris le ” parti des pierres” . mais j’en parlerai une autre fois. 
le mont du repos c’est ainsi que se nomme l’endroit qui occupe mes souvenirs depuis un certain jour de juillet. c’est un cimetiere beaucoup plus recent , tres grand, les allees s’y suivent s’y entrecroisent et surtout s’y ressemblent; rien n’est plus semblable a une tombe qu’une autre tombe…..
L’une de mes amiescolette-par-pepa.jpg nous avait quittes apres une “longue maladie”, je l’avais accompagnee, plus peut etre pour sa fille qu’elle m’avait plus ou moins confiee que par souci des convenances et j’etais partie aussitot que possible , evitant les condoleances et autres joyeusetees. J’esperais ainsi rejoindre au plus vite mon mari qui m’attendait pres de sa voiture. il est tout ce qu’on veut sauf un participant ou un accompagnant et je me suis retrouvee toute seule dans ce labyrinthe sans meme le fil d’ariane, et livree a mon seul et inexistant sens de l’orientation .au debut j’ai tourne, sans savoir exactement ou j’allais mais sans etre particulierement soucieuse ou effrayee, et puis la nuit a commence a tomber, personne ne passait , c’etait comme si j’etais seule au monde , perdue comme dans ces reves que l’on fait parfois, moi en tout cas, les chemins ne menent nulle part les portes ne s’ouvrent que sur du vide, les personnages n’ont pas toujours de visage, ils n’ont jamais de voix. on tourne et on tourne comme un derviche tourneur.le temps passait et je commencai a etre tres fatiguee et un peu desesperee il faut le dire, j’aurais presque pu m’asseoir par terre  en plein milieu d’une allee et me mettre a pleurer, et puis attendre la sans plus bouger. je ne sais pas ou plus si j’esperais que l’on se mettrait a ma recherche, meme si j’avais pu retrouver la sortie j’etais a l’exterieur de la ville il faisait nuit et je n’avais pas le moindre centime. mon sac etait reste dans la voiture, avec mon mari..

lorsque cette voiture s’est arretee a cote de moi, je n’ai pas pose de questions je suis montee comme on m’y invitait. tu as l’air perdue , est ce qu’on peut t’aider? j’ai aussitot repondu oui je suis perdue et je suis a bout de forces , je cherche mon mari et ma voiture
j’ai tourne pendant ce qui m’a semble etre l’eternite, est ce que tu as un telephone portable? non je n’en avais pas il etait reste dans la voiture. eux en avaient un ils me l’ont tendu en silence, j’ai voulu faire le numero de mon mari, je ne m’en souvenais plus ma tete etait vide totalement vide…..j’ai essaye d’appeler chacune de mes filles a tour de role je sais par coeur leur numero , nous nous parlons souvent  plusieurs fois par jour , j’etais dans un trou noir, je ne me souvenais plus de rien, assise dans cette voiture aupres de ce couple totalement inconnu ils etaient soudain les seuls auxquels je pouvais me rattacher. Ils ne se sont pas etonnes , ils ne me laisseraient pas avant que nous ayions retrouve mon mari m’ont ils dit, j’ai essaye de rassembler le peu d’elements qui devaient nous permettre de refaire le chemin parcouru depuis mon arrivee . nous roulions en aveugles moi enfin je crois, et puis je l’ai vu , il etait reste la sans bouger pierre parmi les pierres, inquiet certainement mais logique comme toujours, il valait mieux ne pas bouger si je devais le retrouver je le retrouverai au meme endroit. C’est mon mari ais je dit! tu es sure a ete la reponse.

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