Blog de Marie-Jeanne

October 2, 2008

Piyutim

Filed under: Jerusalem, Music, Poemes, Poesie Hebraique — Tags: , — Violette @ 4:24 pm

J’ai decouvert il y a quelque temps qu’un excellent chanteur israelien avait enregistré des piyutim, ces chants venus de tres loin , composés par des âmes d’hommes rares.

Voici le lien vers le site d’Ehud Banai ou on peut ecouter 3 de ces magnifiques poemes a la gloire de la vie et du Createur de toute chose: ecoutez

April 17, 2008

Pepa/extrait de “LA DEUXIEME PERSONNE”

Filed under: Jerusalem, Philosophie, Poemes, Reve éveillé, pepa — Tags: , , — Pepa @ 8:42 am

extrait de , LA DEUXIEME PERSONNE

SAMEDI 12 AVRIL 2008

Il est 9 heurs du matin. Je me suis recouchee apres m’etre injectee 2 piquures

d’insuline et pris mon petit dejeuner.

J’ai subi hier soir la cruaute du connard qui m’a empeche de voir mon fils

alors que je lui avais apporte son repas sabbatique. Je n’encaisse pas, et la question que je

me pose ce samedi matin, qui malgre tout, sent la tranquilite sous mon toit, puisque la plaque chauffante assure que je serai servie par moi-même, mais comme une reine, la question demeure cependant : dois-je m’evader ou affronter ? M’evader dans la

creation artistique d’un univers subliminal ou affronter a raz de terre la mechancete

de certains qui m’entourent . Je choisis de decoller, m’envoler plus haut, ainsi tous ces rats ne m’atteindront pas. J’entends voluptueusement le chant des oiseaux d’avril

et tout est bien. Shalom Halechem malachey hashalom…

le 12 au soir.

La semaine de la fete de Pessah qui celebre la liberte, la sortie d’Egypte, le passage des tenebres a la lumiere, de l’hiver au printemps etc… Aujourd’hui, ma sortie d’Egypte, c’est l’ecriture qui se permet de vivre sans copier. Dans les arts visuels ou verbaux, on

s’inspire  des grands maitres, on s’en delecte, on se laisse volontairement impressionne, fascine a s’en etourdir. Mais vient un jour un moment beni ou on repousse le manitou

pour prendre sa plus belle plume et , advienne que pourra, on se lance eperdument dans l’ecriture. On se surprend a avoir notre mot a dire et on le dira , meme avec cette voix qui s’est tue si longtemps. Alors, qu’importe le pourquoi, le comment, on se regarde, laissant couler de l’encre, avec l’extase d’un enfant devant ses premiers gribouillis.

Je n’ai jamais tant aime le printemps.

 

 

 

Dimanche 14 avril 2008-04-14

Je n’ai pas eu la force de me lever a temps pour me faire faire les

annalyses medicales. Magnana. Le dimanche est

souvent dur a demarer.

J’ai fait un reve etrange. Nous etions a Tidmit, tres nombreux et

en fete, Tidmit est le nom de la ferme de mon enfance en Algerie, nom qui evoque

a tous mes freres et sœur un paradis perdu.

Or Madame Muscat, dans ce reve, paraissait aussi. Ce reve m’a beaucoup intriguee

car c’est la premiere fois que Tidmit de ma petite enfance et

le personnage de madame Muscat que j’ai connu a Jerusalem quand j’avais 23 ans, se rencontraient. Etrange rencontre. Ces deux lieux de bonheur n’avait jamais été associes dans la realite et un reve aura suffi a reunir ces 2 parties de ma vie qu’aucune logique n’avait pu realiser. Magie du reve.

Magie du reve ou le temps et l’espace sont vaincus par une dimension

etrangement puissante, celle de la lumiere, de l’amour.

A Tidmit comme chez Colette on se sentait enveloppe de bienveillance, d’ordre et de beaute. Un ange est peut etre passe , pour me consoler cette nuit,

en me rappelant voluptueusement que Tidmit est toujours la.

J’ai la gorge serree en evoquant ce reve que je revois dans la confusion, sans vraiment comprendre

pourquoi ni comment… L’image m’est presente encore a l’esprit de la ferme, entre la source et le jardin, plein de monde en fete, et mon frere aine, et Madame Muscat… puis Gabouche est apparu, il partageait mon inquiettude, comment avait il ouvert, apres tant de temps et sans risque cette ferme abandonnee

depuis 50 ans et dont il avait la clef et comment faire pour que les invites

y arrivent sans se perdre.

Tidmit en fait, c’était Israel. Demain, peut etre je comprendrai ce reve.

Pas d’accord avec Emmanuel

Filed under: Poemes, Reve éveillé — Tags: , , , — mijane @ 1:10 am

Pas d’accord avec Emmanuel

April 7, 2008

Poemes/Khalil Gibran/Les enfants

Filed under: Khalil Gibran, Poemes — Tags: , , — Marie-Jeanne @ 8:28 am

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles du désir de la Vie pour elle-même.
Ils passent par vous mais ne viennent pas de vous,
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez loger leurs coprs, mais pas leurs âmes.
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même en rêve.
Vous pouvez vous efforcer d’être semblables à eux, mais ne cherchez pas à les rendre semblables à vous,
Car la vie ne revient pas en arrière et ne s’attarde pas avec le passé.
Vous êtes les arcs à partir desquels vos enfants, telles des flèches vivantes, sont lancés.
L’Archer vise la cible sur la trajectoire de l’infini, et Il vous courbe de toutes ses forces afin que les flèches soient rapides et leur portée lointaine.
Puisse votre courbure dans la main de l’Archer être pour l’allégresse,
Car de même qu’Il chérit la flèche en son envol, Il aime l’arc aussi en sa stabilité.

April 6, 2008

Poemes/Khalil Gibran/Le Mariage

Filed under: Khalil Gibran, Poemes — Tags: , , , — Marie-Jeanne @ 8:26 am

Ensemble êtes-vous nés et ensemble resterez-vous pour toujours.
Quand les blanches ailes de la mort éparpilleront vos jours, vous serez ensemble.
Oui, vous serez ensemble dans la mémoire silencieuse de Dieu.
Mais qu’il y ait des espaces dans votre entente.
Que les vents des cieux puissent danser entre vous.
Aimez-vous, l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour un carcan:
Qu’il soit plutôt mer mouvante entre les rives de vos âmes.
Remplissez, chacun, la coupe de l’autre, mais ne buvez pas à la même.
Donnez-vous l’un à l’autre de votre pain, mais ne partagez pas le même morceau.
Chantez et dansez ensemble, et soyez joyeux, mais que chacun demeure isolé,
Comme sont isolées les cordes du luth, bien que frémissantes de la même musique.
Donnez vos coeurs, mais pas à la garde de l’autre,
Car vos coeurs, seule la main de Dieu peut les contenir.
Et dressez-vous ensemble, mais pas trop près l’un de l’autre :
Car les piliers du temple se dressent séparément,
Et le chêne et le cyprès ne peuvent croître dans leur ombre mutuelle.

April 4, 2008

A Leora

Filed under: Poemes — Tags: , , , — Marie-Jeanne @ 9:08 am

Ma petite Pâquerette a 4 ans aujourd’hui,

C’est la seconde de mes petites filles,

Une Princesse, a peau de pêche,

Altière , fière et cœur tendre

C’est Leora mon beau bijou

Le second joyau de ma couronne

C’est une emeraude , un perrier menthe,

C’est Leora mon beau bijou

Poemes/Khalil Gibran/L’amitié

Filed under: Khalil Gibran, Poemes — Tags: , , — Marie-Jeanne @ 8:19 am

Votre ami est votre besoin qui a trouvé une réponse.
Il est le champ que vous semez avec amour et moissonnez avec reconnaissance.
Il est votre table et votre foyer.
Car vous venez à lui avec votre faim, et vous cherchez en lui la paix.
Lorsque votre ami parle de ses pensées vous ne craignez
pas le “non” de votre esprit, ni ne refusez le “oui”.
Et quand il est silencieux votre coeur ne cesse d’écouter son coeur;
Car en amitié, toutes les pensées, tous les désirs, toutes les attentes naissent et sont partagés sans mots, dans une joie muette.
Quand vous vous séparez de votre ami, ne vous désolez pas;
Car ce que vous aimez en lui peut être plus clair en son absence, comme la montagne pour le randonneur est plus visible vue de la plaine.
Et qu’il n’y ait d’autre intention dans l’amitié que l’approfondissement de l’esprit.
Car l’amour qui cherche autre chose que la révélation de son propre mystère n’est pas l’amour, mais un filet jeté au loin : et ce que vous prenez est vain.
Et donnez à votre ami le meilleur de vous-même.
Et s’il doit connaître le reflux de votre marée, laissez le connaître aussi son flux.
Car qu’est-ce que votre ami si vous venez le voir avec pour tout présent des heures à tuer ?
Venez toujours le voir avec des heures à faire vivre.
Car il est là pour remplir vos besoins, et non votre néant.
Et dans la tendresse de l’amitié qu’il y ait le rire et le partage des plaisirs.
Car dans la rosée de menues choses le coeur trouve son matin et sa fraîcheur.

Auteurs/Lano /Poeme/ Ecologie

Filed under: Auteurs/Writers, Lano, Poemes — Tags: , , , — Lano @ 7:54 am

 

Ecologie!


les fleurs attendent le roseau plie
les mers et les fleuves font greve
la terre est toute prete a craquer
le monde a oublie ses reves
je ne peux me laisser aller
bien au chaud le nez enfoui
sous sa couverture de nuages
le ciel a enferme la pluie
et me voila marbree de rage
l’orage rit bete a pleurer
tu ne peux me laisser aller.
bientot le soleil sera la
il m’aidera j’en suis bien sure
elle va fondre la couverture
et dans chaque trou je mettrai
goutte de reve et grain d’ivraie
je ne peux les laisser aller

April 3, 2008

Poemes/ Khalil Gibran/ l’Amour

Filed under: Auteurs/Writers, Khalil Gibran, Poemes — Tags: , , , — mijane @ 12:15 pm

Quand l’amour vous fait signe, suivez le.

Bien que ses voies soient dures et rudes.

Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.

Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.

Et quand il vous parle, croyez en lui.

Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.

Car de même que l’amour vous couronne, il doit vous crucifier.

De même qu’il vous fait croître, il vous élague.

De même qu’il s’élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus délicates qui frémissent au soleil,

Ainsi il descendra jusqu’à vos racines et secouera leur emprise à la terre.

Comme des gerbes de blé, il vous rassemble en lui.

Il vous bat pour vous mettre à nu.

Il vous tamise pour vous libérer de votre écorce.

Il vous broie jusqu’à la blancheur.

Il vous pétrit jusqu’à vous rendre souple.

Et alors il vous expose à son feu sacré, afin que vous puissiez devenir le pain sacré du festin sacré de Dieu.

Toutes ces choses, l’amour l’accomplira sur vous afin que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur, et par cette connaissance devenir une parcelle du cœur de la Vie.

Mais si, dans votre appréhension, vous ne cherchez que la paix de l’amour et le plaisir de l’amour.

Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et quitter le champ où l’amour vous moissonne,

Pour le monde sans saisons où vous rirez, mais point de tous vos rires, et vous pleurerez, mais point de toutes vos larmes.

L’amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même.

L’amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.

Car l’amour suffit à l’amour.

Quand vous aimez, vous ne devriez pas dire, “Dieu est dans mon cœur”, mais plutôt, “Je suis dans le cœur de Dieu”.

Et ne pensez pas que vous pouvez infléchir le cours de l’amour car l’amour, s’il vous en trouve digne, dirige votre cours.

L’amour n’a d’autre désir que de s’accomplir.

Mais si vous aimez et que vos besoins doivent avoir des désirs, qu’ils soient ainsi :

Fondre et couler comme le ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.

Connaître la douleur de trop de tendresse.

Etre blessé par votre propre compréhension de l’amour ;

Et en saigner volontiers et dans la joie.

Se réveiller à l’aube avec un cœur prêt à s’envoler et rendre grâce pour une nouvelle journée d’amour ;

Se reposer au milieu du jour et méditer sur l’extase de l’amour ;

Retourner en sa demeure au crépuscule avec gratitude ;

Et alors s’endormir avec une prière pour le bien-aimé dans votre cœur et un chant de louanges sur vos lèvres.

April 2, 2008

Auteurs/Lano /Le Vase Brisé

Filed under: Auteurs/Writers, Lano, Poemes, alger, thoughts — Tags: , , , — Lano @ 7:29 am

l’algerie celle de mon enfance ,
etait en forme d’esperance
c’etait bien avant les errances
avant le temps de la souffrance
c’etait, elle etait, la france.
elle etait le rire de mon pere
les yeux d’emeraude de ma mere
les jeux sous l’oeil de mon grand pere
les dentelles de ma grand mere
et surtout et toujours la mer.
le credo c’etait nous d’abord
et le soleil saupoudrait d’or
notre realite ca alors!
et puis sont venus nos quinze ans,
et leurs longues plages de temps
l’angoisse remplacait les plans
qu’on fait en guettant ses vingt ans
l’avenir n’etait pas tentant.
dans l’algerie de mes vingt ans,
les larmes eurent le gout du sang
du sel, de reves mouvants.
nous vivions en technicolor
nous voulions que ca dure encore
tu partiras disait le vent
nous resterons disaient les gens
et sachant bien qu’ils se mentaient
ils s’obstinaient a emietter
les derniers morceaux d’une histoire
fleurant la mer et le terroir.
dans l’algerie de mes vingt ans
les larmes avaient le gout du sang.
l’algerie de mes soixante ans
n’ est rien qu’une douloureuse absence
sans elle je m’en vais boitant.
dans une chappe de silence
j’ai enfoui mes nostalgies
et les dedales de ma ”malvie”
ils sont la bas mes disparus
ils m’attendent au coin d’une rue
nous n’aurons pas eu d’avenir
nous ne voulions pas du passe
nous ne pouvons pas revenir
vases brises, vases casses

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