Chants des Aures/ Chaouis

Certaines musiques semblent venir de si loin qu’elles vous touchent profondement. Je vous propose d’ecouter ces chants de femmes qui semblent venir du temps d’Eve notre mère: cette voix extaordinaire de Markunda

et d’autres Chants des AURES

il suffit de cliquer sur les liens pour ecouter ces chants sur un player intégré.

Je publierai ici les tableaux que j’ai peints il y a tres longtemps de ces femmes qui font partie de mon enfance.

 

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Pepa/extrait de “LA DEUXIEME PERSONNE”

extrait de , LA DEUXIEME PERSONNE

SAMEDI 12 AVRIL 2008

Il est 9 heurs du matin. Je me suis recouchee apres m’etre injectee 2 piquures

d’insuline et pris mon petit dejeuner.

J’ai subi hier soir la cruaute du connard qui m’a empeche de voir mon fils

alors que je lui avais apporte son repas sabbatique. Je n’encaisse pas, et la question que je

me pose ce samedi matin, qui malgre tout, sent la tranquilite sous mon toit, puisque la plaque chauffante assure que je serai servie par moi-même, mais comme une reine, la question demeure cependant : dois-je m’evader ou affronter ? M’evader dans la

creation artistique d’un univers subliminal ou affronter a raz de terre la mechancete

de certains qui m’entourent . Je choisis de decoller, m’envoler plus haut, ainsi tous ces rats ne m’atteindront pas. J’entends voluptueusement le chant des oiseaux d’avril

et tout est bien. Shalom Halechem malachey hashalom…

le 12 au soir.

La semaine de la fete de Pessah qui celebre la liberte, la sortie d’Egypte, le passage des tenebres a la lumiere, de l’hiver au printemps etc… Aujourd’hui, ma sortie d’Egypte, c’est l’ecriture qui se permet de vivre sans copier. Dans les arts visuels ou verbaux, on

s’inspire  des grands maitres, on s’en delecte, on se laisse volontairement impressionne, fascine a s’en etourdir. Mais vient un jour un moment beni ou on repousse le manitou

pour prendre sa plus belle plume et , advienne que pourra, on se lance eperdument dans l’ecriture. On se surprend a avoir notre mot a dire et on le dira , meme avec cette voix qui s’est tue si longtemps. Alors, qu’importe le pourquoi, le comment, on se regarde, laissant couler de l’encre, avec l’extase d’un enfant devant ses premiers gribouillis.

Je n’ai jamais tant aime le printemps.

 

 

 

Dimanche 14 avril 2008-04-14

Je n’ai pas eu la force de me lever a temps pour me faire faire les

annalyses medicales. Magnana. Le dimanche est

souvent dur a demarer.

J’ai fait un reve etrange. Nous etions a Tidmit, tres nombreux et

en fete, Tidmit est le nom de la ferme de mon enfance en Algerie, nom qui evoque

a tous mes freres et sœur un paradis perdu.

Or Madame Muscat, dans ce reve, paraissait aussi. Ce reve m’a beaucoup intriguee

car c’est la premiere fois que Tidmit de ma petite enfance et

le personnage de madame Muscat que j’ai connu a Jerusalem quand j’avais 23 ans, se rencontraient. Etrange rencontre. Ces deux lieux de bonheur n’avait jamais été associes dans la realite et un reve aura suffi a reunir ces 2 parties de ma vie qu’aucune logique n’avait pu realiser. Magie du reve.

Magie du reve ou le temps et l’espace sont vaincus par une dimension

etrangement puissante, celle de la lumiere, de l’amour.

A Tidmit comme chez Colette on se sentait enveloppe de bienveillance, d’ordre et de beaute. Un ange est peut etre passe , pour me consoler cette nuit,

en me rappelant voluptueusement que Tidmit est toujours la.

J’ai la gorge serree en evoquant ce reve que je revois dans la confusion, sans vraiment comprendre

pourquoi ni comment… L’image m’est presente encore a l’esprit de la ferme, entre la source et le jardin, plein de monde en fete, et mon frere aine, et Madame Muscat… puis Gabouche est apparu, il partageait mon inquiettude, comment avait il ouvert, apres tant de temps et sans risque cette ferme abandonnee

depuis 50 ans et dont il avait la clef et comment faire pour que les invites

y arrivent sans se perdre.

Tidmit en fait, c’était Israel. Demain, peut etre je comprendrai ce reve.

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