Cantilation/ Suzanne Haik Ventura

La notation musicale de la Bible se compose de 19 signes nommés Té’amîm :

Té’amim provient de la racine hébraïque : dont le sens veut dire : goûter, savourer dans le langage de la nourriture et également dans celui de la métaphore d’où :

Signification ; intonation ; intelligence ; raison ; cause ; ordre. Quelqu’un a du « bon sens » ou ta’am

; une faculté ; dans le psaume 119, 66 : un bon jugement et connaissance.

Les Karaïtes ont forgé ce terme : d’où est sorti la lecture pluriel :

- Ces signes constituent deux systèmes. Celui de la prosodie (textes en prose), celui de la psalmodie : textes poétiques, soit les Psaumes, les Proverbes et la presque totalité du Livre de Job.

- Les té’amîm sont placés soit au-dessous, soit au-dessus du texte hébreu, parmi les points-voyelles :

 

 

Voici le même texte, sans les points-voyelles :

 


- Selon cette place, inférieure ou supérieure, les signes ont un sens totalement différent.
Les signes inférieurs représentent des sons de hauteur fixe, progressive.

La hauteur des sons représentés par les signes supérieurs leur est subordonnée ; elle dépend de la hauteur du degré fixe qui les précède.

- Les signes inférieurs représentent les degrés successifs d’une échelle réduite à l’étendue de la voix humaine.
Il y a huit signes inférieurs dans la prosodie, sept dans la psalmodie. Les voici, dans l’ordre de leur progression.
Soit sur la portée :

 

 

- Trois écoles ont travaillé à la fixation par l’écriture, des accents hébraïques les Té amim,ou signes musicaux de cantillation.

- La première école israëlite : notation par points.

- L’école babylonienne, qui note par syllabe au dessus des lignes en utilisant l’initial de chaque ta’am.

- L’école de Tibériade (manuscrit type de Moïse Ben Asher, IXème siècle) qui est fondée sur le premier système israélite et combine points, traits, crochets et cercles. C’est le système qui s’est imposé partout et est parvenu â une exécution extraordinairement nuancée de toutes les liaisons possibles entre les mots sous l’action du poids de l’accent.

Cette triple connexion du système : valeurs tonales, dénominations et leur sens, signes graphiques forment un tout indissociable, en connaissance totale du système. C’est ainsi que la révélation du sens des dénominations, et les déductions qu’elle impose, interrogent l’histoire des sources de cette notation.

- L’étymologie témoigne de l’interprétation musicale donnée aux signes de la clé de déchiffrement.

« NEGHINOT » est un terme Biblique, de sens musical. Il signifie « modulations », du verbe « naghan » : jouer, toucher d’un instrument â cordes, chant, musique.

« ‘al – haghinot, ninghinot »: sont des termes figurant en tête de certains psaumes et désignant les instruments de musique â cordes.

Dans les traités de la première heure sont mentionnés principalement en regard des signes les seuls noms qui vont suivre. Nous citons : fin, repos, grappe, charme, dressant, accroupi etc…

- Dénominations :

Système prosodique, signes inférieurs de hauteur fixe :

. . . → Read More: Musiques Israeliennes_ racines d’Orient

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The Music of the Bible Revealed/ Suzanne HAIK VENTURA

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