Blog de Marie-Jeanne

March 30, 2008

Mes amis, ma famille des années soixante a Jerusalem

Filed under: Colette, Jerusalem, Lano, Portail Bleu — Tags: , , , , , , — Marie-Jeanne @ 12:57 pm

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J’ajoute ce texte de Lano qui illustre si bien ces bras tendus.

meme la premiere fois nous avons su que dans cette rue nous ne serions plus jamais de simples passantes. nous avions longe la synagogue, depasse l’epicerie, les immeubles se ressemblaient tous avec leurs entrees incolores enserrees dans des courettes plus ou moins fleuries; ils n’etaient ni tres beaux ni tres hauts et en cette soiree de septembre la ”colline des roses” avait du mal a meriter son nom. la grille bleue nous attendait et nous avons vite pris la mesure des quelques marches ecorchees et glissantes. sous l’arche nue d’un amandier, et dans les senteurs d’un jasmin venu de tres loin pour enfoncer la ses racines, tout de suite nous sommes redevenues enfants et l’age n’y etait pour rien c’est seulement qu’il nous etait de nouveau permis de rever, nous devions rever, nos reves etaient legitimes. est ce que vous savez combien je vous ai esperees, sa voix nous a atteintes en pein coeur du fonds d’un pauvre fauteuil de jardin que rendaient seulement plus confortables des tas de coussins de toutes tailles et de toutes couleurs; elle nous tendait les bras ou peut etre les tendait elle vers la vie; la derniere fois que nous l’avions vue et bien des lunes ont brillees depuis, elle avait pose ses mains sur nos epaules, des mains etrangement fortes pour cet etre fragile, elle nous avait dit sens toi bien et cela nous avait suffi , ce sens toi bien nous avait accompagnees soutenues , aidees, avec lui nous avions depasse ce qu’elle nous avait definitivement interdit d’appeler des problemes pour les ramener a de justes proportions et en faire des difficultes qu’il etait toujours temps de surmonter. nous pensions qu’elle serait toujours la, les jours d’ete la trouveraient sous ses immenses chapeaux parasol, et aucun hiver ne pourrait jamais la contraindre a ne pas recevoir le flot incessant de ses hotes venus du monde entier dans ce minuscule jardin dont elle avait su faire le salon somptueux d’une reine.
ferme les yeux , espire trois fois lentement, tu es un grain de sable perdu parmi les grains de sable d’une plage infinie, la mer est la elle te caresse tu vis ta vie de grain de sable pleinement , totalement, sens ce que c’est que d’etre un grain de sable, demain peut etre tu seras roi ou gardien des portes du ciel mais rien n’est plus important qu’aujourd’hui. graain de sable tu es , grain de sable tu dois etre.
la grille bleue a ete arrachee, l’amandier est deracine, mort le jasmin venu de loin, les reves nous ont abandonnees……

March 12, 2008

Colette /Poemes

Filed under: Colette, Jerusalem, Kabbalah, Poemes — Tags: , , , , , , , , — Marie-Jeanne @ 2:43 am

A la fin de l’annee 1994 Colette 1990coletteemmanuel.jpgm’a adresse un grand carnet relie de ses poemes.

Chacun d’eux est une lecon de courage et de beaute. Voici le premier poeme de ce carnet:

musique-claire-priere.jpg

 piere-du-grand-pardon.jpg

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